Musique et Deuil

Le deuil et la musique


La musique au sein du Deuil

Les artistes savent mettre leur sensibilité à notre service...

Mettre en mot oui mais au plus juste des émotions, de la vulnérabilité et de la fragilité humaine..depuis tout temps, ils écrivent sur cette étape douloureuse et complexe ! Vous connaissez les classiques  comme Evidemment de France Gall, ou il faut Tourner la page de Claude Nougaro, ou Nantes de Barabara..mais peut être connaissez moins ces titres plus actuels !

 

J'aime vous guider vers ces artistes. Cela permet aussi de sentir qu'on est moins seuls dans cette crise existentialiste.

Attention : Les titres proposés sont des titres pour le processus de deuil en général et pas pour un deuil périnatal par exemple.

Voici donc une liste des chansons si juste qu'elles m'émeuvent à chaque fois que je les réécoute :

  • Vivants et Des nouvelles de Ben Mazué.. Ce chanteur est si JUSTE ! Heureusement qu'il a arrété médecine ;-)
  • Nos absents de Grand Corps Malade
  • Sois tranquille d'Emmanuel Moire

Ensuite j'ai aussi envie de vous parler de transmission et de vous faire écouter le titre de BigFlo et Oli... un mélange de saveurs, de regrets, de vie, de questionnements, de transmission...

José et Amar :

JoséJe t'imagine sourire, je rougis devant ta mémoireQue mes mots viennent un peu raviverOn s'est croisés, t'allais bientôt partirEt moi, je venais à peine d'arriverJ'ai oublié ta voix, un enfant à l'époqueL'espagnol, j'le comprends, mais je le parle avec des fautesLoin de mes racines, j'écris pour me faire pardonnerChez moi je tourne en rond comme les mères en deuil de la place de MaiTon fils ne parle que de toi, les dates derrière les photosSes anecdotes sur ton époque en guise de chrysanthèmeT'entends sa vie en Europe, mon père t'a quitté trop tôtEt j'le ressens dans ses "je t'aime"José, est-ce que tu es fier de lui, est-ce que tu es fier de nousToi, qui tissais tes nuits autour d'une lampe à pétroleToi, l'argentin pudique avec des valeurs jusqu'au couT'aurais applaudit mes chansons sans même comprendre les parolesEngagé dans tes choix, militant dans tes vœuxMain tendue pour tous ceux qui dormaient sans le toitEn interview, je suis perdu, la politique m'intéresse peuT'aurais fait un asado avec ma langue de bois
On s'est raté de peu, j'imagine ma tête sur ta mainÀ boire un maté, à écouter le feu qui chuchotePapa m'a dit que ton doigt en moins était volé par un moulinPetit, je racontais que mon grand-père c'était Don Quichotte
José, tu faisais comment au milieu de la pampa?Tu travaillais dans les champs à guider les vaches dans la nuitTu montais à cheval, putain, faut m'voir aujourd'huiSur ma trottinette électrique à ralentir quand il y a trop de pluieC'était quoi tes samedi soir?Je sais pas danser le tango, je suis derrière le DJ au fond du barJ'ai pas appris la guitare mais l'amour de la rimeDonc promis, je gonfle le torse de ton nom de familleL'origine est éternelle, elle brille quand on parle d'elleDans l'appart' je tourne en rond comme un vinyle de Carlos GardelYo quiero ralentir ce temps qui va trop viteAssis sur la branche de mon arbre généalogique
Cambia, todo cambiaLe temps nous fait croire que c'est facileAna 3mri ma nensaQue deviendraient les feuilles sans les racines?
Amar, comment ça va? C'était comment dans ta jeunesse?Au fond, comment savoir, toi t'es mort avant que je naisseBeaucoup de choses nous séparentIl y a quelqu'un à l'appareil?À cette époque rien n'est pareilIl y a le temps comme un rempartMon travail doit te paraître comme de la paresseAmar, j'ai qu'une seule photo de toi, regarde, hehOn partage la même moustacheParaît que t'étais dur, que tu tapais grand-mèreComme un boxeur qui aurait raté sa carrière
Amar, paraît qu'on t'appelait le sale arabeMoi, je joue l'argentin quand je remplis les salles, pas graveToi, l'angle droit de l'équerreSi différents à deux générations d'écartAmar, c'était comment la guerre?Moi, j'ai un million de follow sur InstagramToi, le musulman pendant un mois à jeunOn m'a proposé deux Dieux et j'en ai choisi aucunOn s'rait sûrement en désaccord sur plein de sujetsJ'avoue, mon époque s'amuse à te jugerAmar, j'aime beaucoup trop la FrancePourtant, je sais pertinemment qu'elle t'a abuséAmar, piégé dans le Lot, si loin de la merT'étais amer, Amar, j'le vois au fond des yeux de ma mèreEt je t'avoue, je t'en ai voulu des foisElle, c'est le seul souvenir que j'ai de toiJ'aurais déserté, posé mes armes comme un lâcheT'avais du sable dans les poches et regarde-moi dans les palacesEn fait, peut-être qu'elle est pas là, ma placeViens, le temps d'une journée dans nos deux vies on se remplace
C'est comment l'Algérie? J'y suis jamais alléJ'ai pas d'excuse, peut-être que j'ai peur de suivre tes tracesJ'ai pas ton nom de famille, la France t'a rien laisséComme si ton passage était dessiné dans le sableAlors merci, de ta naissance à ton trépasC'est con à dire mais sans toi j'existerais pasBientôt, je serai père, et oui tu peux me croireMes enfants se souviendront de qui était Amar
Cambia, todo cambiaLe temps nous fait croire que c'est facileAna 3mri ma nensaQue deviendraient les feuilles sans les racines?Cambia, todo cambiaLe temps nous fait croire que c'est facileAna 3mri ma nensaQue deviendraient les feuilles sans les racines?
Merci d'être la source de la rivière de mon sangT'avais mon âge il y a bien longtemps, je rêve de toi en noir et blancT'as emporté tous tes secrets et le poids des grands mystèresLa nuit viendra m'les chuchoter le jour où je serai grand-père
 
 
Si vous allez un peu mieux ou avez envie de quelques chose de plus dynamique (après les larmes, ca fait du bien...) Ecoutez Si la vie avance, de Boulevards des Airs ou à L'enterrement de ma grand-mère de Sanseverino !
 
Laissez vous porter, les artistes savent nous faire naviguer du bas vers le hauts des vagues et des marrées...
 

la musique peut aussi adoucir la vie


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